Ah les végétariens ! Ces bobos qui refusent de manger de la bonne viande bien de chez nous !

Sachez que j'en fais partie...et ce depuis plus de 15 ans maintenant. En voici quelques raisons :

 

Les raisons pour la santé :

  • En un siècle nous avons triplé notre consommation de produits animaux (laits, fromages,  viandes).  Ce nouveau régime a été  bénéfique, la viande est riche en protéines importantes pour l’organisme. Mais  la viande contient aussi un taux élevé de graisses saturées et de cholestérol. De nombreuses études ont démontré que ces mauvaises graisses augmentent le  risque de maladies cardio-vasculaires.

 

  •  Les autres maladies associées à une consommation excessive de  viande sont nombreuses :  hypertension, inflammation  articulaire, surcharge pondérale, diabète… et parfois même certains cancers  (colon, pancréas).

 

  • Les scientifiques de l’American Cancer  Association ont également trouvé un lien entre une consommation élevée  de viandes et la fréquence de certains cancers ( prostate, sein, colons,  estomac ).

 

  • Une étude a révélé que l'espérance de vie totale diminue de 13% en cas de consommation quotidienne de viande de la taille de la paume d’une main.

 

  • En 2005, le rapport Campbell  montre que les régimes alimentaires riches en protéines, tout particulièrement en protéine animale (notamment la caséine du lait de vache), sont fortement liés à des maladies telles que les maladies coronariennes, un grand nombre de cancers et le diabète de type 2.

 

Les raisons écologiques :

  • la moitié de la consommation d'eau potable mondiale est destinée à la production de viande et de produits  laitiers or l'ONU et le conseil mondial de l'eau prévoit une crise de l'eau qui touchera la moitié de la population mondiale d'ici 2030.

 

  • En Europe, plus de 50 % des eaux polluées sont dues à l'élevage intensif des animaux . Les responsables sont principalement  les déchets animaux, les antibiotiques, les hormones, les produits chimiques, les engrais et les pesticides utilisés pour les cultures fourragères donc pour les cultures servant à nourrir les animaux d'élevage.

 

  • L'excès de nitrate (lié notamment à l'épandage du lisier) entraîne l'eutrophisation des cours d'eau et le développement des algues vertes.

 

  • Les conditions d'élevage des animaux parqués dans des hangars  en attendant leur abattage sont inacceptables. Quant à l'abattage il se fait parfois dans des conditions terribles pour les animaux.

 

  • L'élevage est responsable de plus de 18% des gaz à effet de serre dans le monde, gaz à l'origine du réchauffement climatique. Une alimentation sans produits animaux émet de 7 à 15 fois moins de  gaz à effet de serre  qu’une alimentation qui contient de la viande et des produits laitiers.

 

  • L'élevage est responsable d'une partie de la déforestation (rapport du WWF).

 

  • Au total, ce sont 70 % des terres à usage agricole qui, directement ou  indirectement, sont consacrées à l’élevage. En moyenne, il faut 7 kilocalories  d'origine végétale pour produire 1 kilocalorie sous forme de viande.  Pour nourrir une  personne pendant 1 an, avec des protéines animales, il faut 2 ha de terre.  Avec des protéines végétales, il suffit de 0,16 ha de terre. L‘O.N.U estime à 1,02 milliard le nombre de personnes sous-alimentées dans  le monde. Si une partie des terres consacrées aujourd'hui à l'élevage était utilisée pour la consommation de protéines végétales, l'empreinte écologique de l'Homme serait moindre et les populations pourraient manger à leur faim.

 

Quels sont les risques à être végétarien ?

AUCUN si vous respectez certaines règles :

Contrairement aux protéines animales, les protéines végétales  ne contiennent pas tous les acides aminés essentiels : les céréales contiennent peu de lysine, les légumineuses contiennent peu de méthionine. Pour avoir un apport équilibré en acides aminés essentiels il convient donc d’associer une céréale et une légumineuse lors d’élaboration des plats végétariens complets (ce sont principalement les recettes présentées en plat principal);

Si on ne mange ni viande, ni poisson les apports en oméga-3 risquent d'être insuffisants. Pensez à utiliser des huiles qui en sont riches comme l'huile de noix ou de colza. Les fruits olégineux (comme la noix) en apportent aussi des quantités intéressantes.

On doit faire attention aux apports en vitamines B12, en effet le monde végétal en contient peu à l'exception des algues comme la spiruline crue ou le nori. Cette vitamine est indispensable à la fabrication de nos globules rouges. On la trouve aussi sous forme de suppléments dans certains laits végétaux et dans des céréales pour le petit déjeuner. Cette supplémentation est obtenue grâce à la culture de certaines bactéries.

Le germe de blé, les graines de sésame, les champignons shiitakes et les légumineuses sont de bonnes sources de zinc qui peuvent manquer lors d'un régime végétarien.

Les principales sources végétales de fer sont : les algues, les graines de tournesol et de citrouille, les pignons de pin, la purée de sésame, la mélasse noire...Il ne faut donc pas oublier d'en parsemer les plats.

 


Avec tous ces conseils à vous maintenant de vous y mettre. Essayez déjà par réduire à 2 à 3 fois par semaine votre consommation de viande. Vous serez obligé de vous mettre à des plats riches en légumineuses et en céréales et cette découverte de nouvelles saveurs vous enchantera !